Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 12:59

Ecole.JPGL’Education Nationale est sinistrée depuis le passage du Sarkozisme avec les Darcos, Chatel, Pécresse et consorts : Suppression de 85 000 postes en 5 ans… démantèlement des RASED (réseau d’aide pour les enfants en difficulté)… abandon de la formation des enseignants… réduction considérable de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, gestion libérale des universités, etc ...

L’élection du 6 mai a créé de grands espoirs de changement radical des objectifs et des pratiques à l’école.

Si la réaffirmation de la «priorité à l’éducation» est positive, quelle en est la traduction concrète ?

• Pour l’instant on ne parle que du 1er degré et du collège … et le lycée, et l’université ?

• Quelle place pour les RASED ?

• Quel contenu pour le «futur socle commun» rebaptisé «socle de connaissances, de compétences et de culture» ?

• Quelle formation initiale et continue des enseignants ?

Rythmes scolaires :

• 2013 ou 2014 ?

• Rétablissement de neuf demi-journées, dont le mercredi matin ?

• Que va-t-il se passer pour les enfants de 15h30 à 16h30 ?

• Quelle place (avec quels moyens) pour les collectivités territoriales dans un dispositif qui risque de créer des disparités entre les villes selon leurs ressources ?, …

On constate donc que les interrogations sont pour l’instant plus nombreuses que les certitudes !

Repost 0
Published by Gérard Chambon, Maire Adjoint à la Culture - dans Conseil Municipal
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 12:51

CompteLe changement c’est maintenant nous avait promis notre nouveau président lors de sa campagne …

Force est de constater que nous n’avons pas la même conception des mots «changement» et «maintenant» ! Et pourtant c’est urgent ! 

Les collectivités territoriales (communes, départements, régions) ont grand besoin d’un véritable changement de politique en ce qui concerne leurs ressources budgétaires car on annonce le gel des dotations (poursuite de l’action menée par Nicolas Sarkozy), et même leur future diminution.

À la catastrophique suppression de la Taxe Professionnelle remplacée par une véritable usine à gaz qui nous faisait déjà reverser 1 400 000 €, les services fiscaux nous réclamaient récemment de reverser 640 000 € supplémentaires. Notre détermination à ne pas payer cette somme sans en comprendre les raisons a obligé les services de l’Etat, après rendez-vous et divers courriers, à faire marche arrière et à recalculer l’incidence financière de cette réforme : Nous avons été entendus car le versement que la ville devra effectuer au titre du FNGIR (Fond National de Garantie Individuel de Ressources) a été ramené à 127 000 euros. 

La situation difficile que connaissent les villes nous incite à demander d’urgence une réforme de la fiscalité des collectivités territoriales.

Notre ville a des projets, elle accueille de nombreux nouveaux Choisyens (nous serons bientôt plus de 42 000 habitants) et a besoin de moyens supplémentaires pour financer les infrastructures nécessaires (écoles, crèches, équipements sportifs et culturels …).

Nous nous refusons à faire supporter par les ménages, déjà bien fragilisés, par la crise, cette nouvelle menace sur les finances publiques. Nous avons donc décidé de ne pas augmenter la part communale sur les impôts locaux, et ce, pour la 3e année consécutive.

Nous espérons que le gouvernement entendra et sera attentif à la situation de plus en plus difficile des collectivités territoriales.

Le vote du budget aura lieu le mercredi 16 janvier à 19h30, dans la salle du Conseil municipal. La séance est bien entendu publique. Nous vous y attendons nombreux.

Repost 0
Published by Gilles Dupuy, Maire adjoint aux finances - dans Conseil Municipal
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 12:44

L’an passé, vous avez tranché : pas de second mandat pour Nicolas Sarkozy et une majorité de députés de gauche élue à l’Assemblée Nationale. Aujourd’hui, vous êtes en droit d’attendre que cette majorité réponde à vos aspirations. Force est de constater que les premières mesures prises ne vont pas dans le sens souhaité. Que les choses soient bien claires, en disant cela, nous ne sommes pas dans l’opposition politique mais en opposition à la politique gouvernementale.

La loi de finance 2013, telle qu’elle a été votée nous fait dire que la révolution fiscale n’est pas au rendezvous : diminuer les dotations d’État en direction des collectivités locales de 750 millions, augmenter le taux de TVA dès 2014, ne sont pas des solutions pour résorber le déficit de l’Etat. Les solutions sont ailleurs, elles existent. Quand l’Etat va-t-il s’attaquer à la Finance et à la financiarisation de l’économie ? Pourquoi continuer à favoriser le grand patronat en leur accordant, par exemple, 20 milliards d’euros sans contrepartie via le crédit  d’impôt compétitivité. Est-ce vraiment nécessaire, alors que les profits des grandes sociétés ont encore crevé les plafonds en 2012

? Il est absolument anormal que les bénéfices réalisés par les placements financiers des grandes fortunes ne soient pas taxés de la  même façon que les revenus issus du travail. Combattre les inégalités, pénaliser la croissance  financière des capitaux, lutter contre la fraude et l’évasion fiscale sont des objectifs qui demeurent d’actualité !

Ensemble, nous pouvons, en 2013, relever le défi et remettre les besoins humains au coeur des politiques publiques. Il y a urgence à redonner de l’espoir à l’immense majorité de notre peuple, il y a urgence à rallumer les étoiles.

Manif.JPG

Repost 0
Published by Patrice Diguet, Président du Groupe Front de Gauche au Conseil Municipal - dans Conseil Municipal
commenter cet article
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 12:31

http://choisyleroi.fr/var/ezflow_site/storage/images/mairie/news/compte-rendu-de-la-seance-du-conseil-municipal-du-mercredi-16-janvier-201/237383-1-fre-FR/Compte-rendu-de-la-seance-du-Conseil-Municipal-du-Mercredi-16-janvier-201_large.jpg

 

Principal menu à l'ordre du jour du conseil municipal du mercredi 16 janvier, le budget primitif 2013.

Suivez le lien pour le compte-rendu officiel du Conseil.

Retrouvez ci-dessous le live-tweet ( très succint cette fois-ci ) du Conseil Municipal.

 

 

  1.  : Modification du règlement du cimetière pour accueillir des cavurnes ( pour les incinérations)

  2.  : Approbation de la convention avec le Comité des Oeuvres Sociales du personnel municipal.

  3.  : Approbation des conventions avec les associations HEP (réinsertion), Mission Locale Orly/Choisy (aide à l'emploi)

  4.  : Le multi-accueil de Brossolette sera inauguré le 16 février. L’accueil de la petite enfance progresse à .

  5.  : Pas d'augmentation des impôts locaux, voté à l'unanimité.

  6.  : En cours de la dette : 59% des recettes de fonctionnement (moyenne nationale 72%). Notre ville est peu endettée.

  7.  : Budget, quelques chiffres. 63 millions d'€ de fonctionnement, 21 millions d'€ d'investissement

  8. Le  vote le budget 2013. La gauche vote pour, le modem s'abstient, la droite vote contre.

  9. Actuellement en Conseil municipal  

  10. Ce soir, conseil municipal à , sur le hashtag 

Repost 0
Published by Les élus Front de Gauche au Conseil Municipal - dans Conseil Municipal
commenter cet article
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 17:11

http://idata.over-blog.com/1/93/15/10//mely.jpg

La municipalité est en pleine préparation du budget 2013. Ce sera un budget financièrementcontraint ; contraint par la crise, certes, mais aussi et surtout par les choix politiques du nouveau gouvernement.

La crise se fait durement sentir sur les ménages, les entreprises. Notre ville compte désormais 3600 chômeurs ! La commune ne veut pas y ajouter une augmentation de la part communale des impôts locaux, même pour compenser une inflation qui pèse aussi sur les comptes de la ville et réduit d’autant notre budget.

Mais la politique d’austérité du nouveau gouvernement, comme de l’ancien, est également lourde de conséquences pour un budget financé à plus d’un tiers par l’Etat. La plupart des dotations sont ainsi gelées, tandis que notre ville est en pleine croissance. La Dotation Globale de Financement par exemple, passe de 349€/Habitants à 303€/habitants. Comment fournir autant de services à plus d’habitants si les subventions de l’Etat ne suivent pas l’augmentation de notre population ?

Les collectivités locales sont pourtant à l’origine de 75% de l’investissement public. Elles devraient être en pointe d’une politique de relance par la consommation. Au pouvoir, c’est ce que nous aurions fait. A la place, le choix gouvernemental d’une austérité imposée aux communes contribue à ralentir l’activité économique de tout le pays. L’austérité à tout prix n’a pas sauvé la Grèce, bien au contraire. C’est un choix que nous ne partageons pas pour la France.

Mais malgré un budget qui sera bien insuffisant, nous nous emploierons à maintenir la qualité de vie et de services rendus à notre population. La culture, le sport, les activités spécifiques en direction de la jeunesse, des enfants, des personnes âgées, le soutien aux associations, les aides sociales sont à des niveaux élevés qui reflètent nos choix politiques ! La droite nous reproche même de faire trop de social ! Nous assumons ! Nous nous emploierons également à poursuivre le renouvellement de la ville, même si le rythme en sera sans doute moins soutenu que nous l’aurions souhaité. Le vieillissement de certains quartiers, les 2400 demandeurs de logements nous y obligent. Nous resterons sur un objectif d’1/3 de logement social, 1/3 de locatif privé, 1/3 d’accession à la propriété. Mais pour la qualité de vie de tous, le développement des services publics de la ville doit suivre : équipements sportifs, écoles et crèches, la nouvelle médiathèque, de nouveaux transports (traversée de la Seine, arrivée du Tram).

C’est ce à quoi nous nous attacherons pour cette nouvelle année 2013, que nous voudrions pleine d’espoir et de promesses de changement pour tous les choisyens, et qui sera ce que nous en ferons collectivement ; ou, comme le disait le défunt architecte et communiste Oscar Niemeyer dont nous voulons saluer une dernière fois la mémoire : « ce qui justifie notre passage sur terre, c’est la solidarité ».

Repost 0
Published by Laurent Mély - Conseiller Municipal - dans Conseil Municipal
commenter cet article
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 22:54

Diguet-P-1.jpgLe projet de loi de finances pour 2013 qui a été adopté à l’Assemblée Nationale l’a été dans un contexte économique et social marqué par l'accroissement des difficultés.

Dans la dernière note de conjoncture publiée par les économistes de l'OFCE, les experts sont catégoriques. La France n'atteindra pas les 3 % de déficit public en 2013. Au mieux, ce déficit s'établira à 3,5 %. Selon leurs prévisions, la croissance atteindrait 0,1 % en 2012 et serait nulle en 2013. Vingt-neuf économistes interrogés par Reuters vont dans le même sens, prévoyant de leur côté un déficit à 3,5 %, pour une croissance de 0,3 %.

Malgré ces prévisions convergentes, le gouvernement persiste à vouloir faire revenir les déficits publics sous la barre de 3 % l'an prochain et établit son budget avec un taux de croissance de 0,8%. C'est une entreprise dangereuse, car si cet objectif inatteignable doit être atteint coûte que coûte, ce sera au prix de réajustements brutaux, évalués à plus de 20 milliards d'euros et comportant des conséquences sociales graves qui risquent de plonger un peu plus l'économie française dans la récession et, au bout du compte, d'accroître encore l'endettement public, comme le montrent les exemples de l'Italie, de l'Espagne ou encore de la Grèce. Pour ce qui nous concerne, nous sommes pleinement convaincus que c’est par la croissance qu’on réduira le déficit public et pas autrement. Dans le contexte actuel, marqué par un niveau record du chômage et une situation de l'emploi qui risque encore de se dégrader l'an prochain, nous jugeons, pour notre part,  déraisonnable de faire de la réduction du poids de la dette l'unique priorité.

C'est pourtant l'orientation prise par la loi de programmation, qui prévoit à cet effet de nouvelles réductions d'effectifs dans la fonction publique – de 2 % en moyenne d'ici 2015 –, de nouvelles coupes dans les dépenses de fonctionnement des ministères, de 5 % d'ici 2015, un quasi-gel des investissements et la réduction des concours de l'État aux collectivités locales de 750 millions d'euros par an à compter de l'an prochain !

Les efforts budgétaires consentis sur les missions jugées prioritaires représentent certes une avancée, même s'ils restent prisonniers d'une logique étroitement comptable. Nous retrouvons dans cette loi de programmation, la même inspiration et la même hantise du déficit que dans la stratégie fiscale adopté par la majorité gouvernementale. Certes, nous ne pouvons que  nous féliciter de la volonté de mettre à contribution les revenus des contribuables aisés et des grandes entreprises, qui furent les grands bénéficiaires de la gestion calamiteuse de la précédente majorité, mais rien ne justifie de maintenir le gel du barème de l'impôt sur le revenu que François Hollande s'était engagé à supprimer et qui va se traduire par une augmentation significative de l'imposition de plus de dix millions de nos concitoyens !

Nous ne pouvons que regretter, en outre, que la majorité gouvernementale soit demeurée, sur bien des sujets, au milieu de gué. Elle n’a rétabli que partiellement l'ISF, a refusé de pérenniser la contribution exceptionnelle au taux de 75 % sur les revenus des plus fortunés, a limité à 45 % l'augmentation du taux marginal de l'impôt et enfin a reculé devant les protestations des prétendus « pigeons », ces champions de la plus-value à court terme, au risque de compromettre la mise en œuvre du principe que toute la gauche appelait de ses vœux, à savoir l'alignement de la taxation du capital sur celle du travail !

Conseil MunicipalNous ne pouvons que regretter que les amendements présentés par les élus du Front de Gauche, au Sénat n’aient pas été prises en compte alors que ces mêmes amendements avaient été votés par l’ensembles des sénateurs de gauche, socialistes, écologistes et bien sur, ceux du front de gauche au lendemain du basculement à gauche du Sénat, en septembre 2011. Ces mesures qui prenaient en compte, le rétablissement de l’ISF à partir de 800 000 euros, la suppression des niches fiscales abaissant le rendement de l’ISF, l’augmentation de l’imposition sur les plus values, majoration de l’impôt sur les sociétés pétrolières. Ces mesures mises en œuvre auraient rapportées  30 milliards d’euros. Si les parlementaires de gauche ont pu voter ces mesures alors qu’ils étaient dans l’opposition, ces mêmes mesures auraient du être adoptées avec la gauche au pouvoir. A l’arrivée, ce projet de loi de finances a été adopté avec 20 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires, dont 10 sur les ménages et, 10 milliards de dépenses publiques en moins.

Cela s’ajoute aux 20 milliards d’euros de crédit d’impôt en faveur des entreprises au titre de la compétitivité que les français paieront en 2014 via l’augmentation de la TVA et l’annonce faite par le Président de diminuer de 60 milliards d’euros la dépense publique jusqu’en 2017. Quand on parle de compétitivité, je voudrais faire une remarque : Les comptes de la nation pour 2012 font apparaître que les prélèvements sociaux opérés sur les entreprises – ce que la comptabilité nationale appelle les « sociétés et quasi-sociétés non financières » –, à partir de la valeur ajoutée créée par le travail, se sont élevés à 145 milliards d’euros. En revanche, les mêmes entités économiques ont versé 309 milliards d’euros en intérêts, dividendes et autres coûts financiers. Nous aurions pu nous attendre à ce que ces 309 milliards d’euros fassent l’objet de toutes les attentions. Eh bien non, ce sont les cotisations sociales qui sont mises en avant !

Nous ne pouvons que constater, que la véritable révolution fiscale n'est pas au rendez-vous ! Combattre les inégalités, pénaliser la croissance financière des capitaux et lutter contre la fraude et l'évasion fiscale sont des objectifs qui demeurent d'actualité !

Alors, on nous dit, mais il va y avoir la péréquation, une meilleure redistribution de la masse globale des dotations d’état. Mais,  avec le gel des dotations en 2013, et leur diminution de 750 millions d’euros en 2014, puis en 2015, soit 2,25 milliards d’euros d’effort au total, c’est une perte de 7 % en euros constants que l’on inflige aux collectivités territoriales. Pour notre ville, cela représente une moins value sur la DGF de 5 à 600 000 euros par pour atteindre 1.5 à 1.8 millions d’euros jusqu’en 2015.

Cette diminution sans précédent vient s’ajouter à la perte de substance de l’impôt économique et au désastre de la mise en œuvre de la contribution économique territoriale. Un rapport, qui doit sortir d’ici quelques jours, montrera que ce nouvel impôt économique territorial, s’il a coûté 7,5 milliards d’euros à l’État, a de surcroît creusé des inégalités entre les territoires.

Cette diminution sans précédent des dotations vient également se heurter à des besoins sociaux qui ne cessent de croître sous l’effet d’une crise économique dévastatrice. Il n’est qu’à voir le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté qui a progressé de 400 000 par an en 2010 et 2011, et bien naturellement – je dirais heureusement pour la cohésion et le respect de ces personnes –, nous les retrouvons dans les centres communaux d’action sociale ou dans les centres médico-sociaux. C’est un mauvais calcul que fait le gouvernement, en infligeant aux collectivités territoriales une cure d’austérité ; il fait encore un mauvais calcul en ne regardant que la répartition du gâteau sans étudier les possibilités de le faire grossir.

Pourtant, les collectivités territoriales ont porté une part de croissance non négligeable durant ces trente dernières années. En investissant 60 milliards d’euros par an, en offrant des services publics qui font vivre nos valeurs républicaines d’égalité et de fraternité, les collectivités territoriales sont essentielles à la réussite de la France.

Le pacte de confiance que le gouvernement appelle de ces vœux démarre donc très mal  : baisse des dotations, augmentation de la TVA dès 2014, ce qui va renchérir, par exemple, le coût des transports publics ou, pis encore, diminuer proportionnellement le fonds de compensation de la TVA, refus de soutenir la future agence de financement des collectivités locales …

Les motifs d’inquiétude sont légion. Cela se traduira, à n’en pas douter, par un choc négatif sur l’investissement public local, et donc, sur l’emploi. Ces inquiétudes ne sauraient trouver une réponse dans la seule péréquation horizontale, car, derrière cette péréquation horizontale, c’est, bien sûr, une baisse de la dotation forfaitaire qui s’annonce. Comme l’a dit, madame la ministre, cette baisse touchera toutes les communes, et notamment les villes moyennes comme la notre. On est en droit de s’interroger : Est-il légitime de rembourser 800 millions d’euros de bouclier fiscal aux plus fortunés et de ne pas trouver les moyens nécessaires aux communes les plus pauvres pour assurer les services essentiels aux populations. À notre sens, un réel pacte de confiance doit

s’appuyer sur des propositions concrètes : Il faut d’abord redonner aux collectivités une véritable autonomie fiscale par la refonte complète d’une fiscalité locale obsolète, en intégrant plus avant la notion de revenus et en avançant sur les valeurs locatives. Il faut ensuite rétablir les allocations nationales de solidarité dans leur champ, c’est-à-dire financées par la solidarité nationale, et non par les impôts locaux, et soutenir l’investissement public local, qui représente 75 % de l’investissement public, par l’adossement à un pôle financier public. Enfin, il faut mettre en place un véritable impôt économique sur les actifs financiers des entreprises, collecté nationalement et mis en péréquation, afin de trouver de nouvelles ressources, suite au cadeau constitué par la fin de la taxe professionnelle. Comment à ce sujet, ne pas trouver ubuesque ce qui nous arrive avec le rappel du FNGIR qui nous réclame 600 000 euros supplémentaires sur 2012 et  donc un reversement de 2 000 000 euros sur 2013au lieu de 1 400 000 prévus. Je rappelle le mécanisme de ce fond National de Garantie Individuel de Ressources : la taxe d’habitation, prélevée sur les ménages choisyens était jusqu’alors redistribuée à hauteur de 75% sur le budget communal et à hauteur de 25% sur le budget départemental. Ainsi, chaque choisyen participait au fonctionnement même des institutions départementales. Aujourd’hui, l’Etat nous dit, pour compenser la perte de TP des villes, nous reversons au budget municipal les 25% de la TH du CG. Juste retour des choses, on rend ainsi aux Choisyens, l’argent que ces derniers avaient transféré au CG. Sauf, que la somme qui nous est restituée dépasse de 1 400 000 euros le montant le la TP que nous collections auparavant. C’est alors qu’intervient le FNGIR et son incroyable mécanisme….

Nous ne voulons pas vivre que de rêves, mais nous ne voulons pas non plus que nos rêves soient classés au chapitre des illusions. Dans leurs vies quotidiennes, des millions de femmes et d’hommes n’en peuvent plus. Dans notre ville, comme dans notre pays et en Europe, le chômage ne cesse de gagner du terrain, la précarité devient la norme, particulièrement pour les femmes et les jeunes salariés, de plus en plus de retraités sont en butte à la pauvreté, trop d’étudiants s’endettent et cherchent des petits boulots pour financer leurs études, la santé devient un produit de luxe, le travail est de plus en plus vécu comme un traumatisme, la vie est de plus en plus chère, les minimas sociaux ne suffissent pas à boucler les fins de mois, la violence monte dans la société…

Bien sur, nous l’avons déjà dit, nous savions que l’actuelle majorité gouvernementale ne résoudrait pas tous les problèmes engendrés par des années de politique de droite, mais nous sommes en droit d’attendre de ce gouvernement, un changement de cap en matière économique, un changement de cap qui permette de mettre en place les prémices d’une société ou l’humain prime, ou l’homme est bien le but et non le moyen…

Repost 0
Published by Patrice Diguet, Président du Groupe Front de Gauche au Conseil Municipal - dans Conseil Municipal
commenter cet article
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 22:41

 

DanielNovembreLe rapport Auzannet sur le Grand Paris express vient d’être rendu public. Avec nombre de mes collègues élus locaux franciliens et notamment ceux du Val de Marne, je tiens à faire part de mon indignation face à un rapport technocratique, méprisant pour les élus que nous sommes, mais surtout envers la population de nos villes et de nos quartiers.

Après plusieurs années d’une concertation exemplaire, les communes, les huit départements, la Région et l’Etat, avec l’appui de milliers de val de marnais et franciliens, sont parvenus à élaborer un projet pour notre métropole qui prenait enfin en compte, les difficultés de déplacements que  les millions de Franciliens rencontrent chaque jour, notamment pour se rendre au travail.

En préconisant l’étalement des travaux et des financements du Grand Paris Express au-delà de 2025, le rapport Auzannet, met en danger l’ensemble du projet, tant, pour ce qui concerne les transports, que pour le volet développement économique et urbain de nos villes.

En Val de Marne, le report de la ligne rouge qu’on appelle Orbival, aurait par exemple, des conséquences très négatives sur les Contrats de Développement Territoriaux qui sont en train d’être dessinés, et je pense particulièrement au CDT des Ardoines où une gare du Grand Paris Express doit être construite. Un renvoi de plusieurs années signifierait une perte en matière de logements, d’équipements publics mais aussi, une perte économique et financière puisque les entreprises ne viendraient plus s’installer. Choisy-le-Roi et le quartier du Lugo serait particulièrement impacté.

A l’heure où nous construisons notre intercommunalité avec Vitry et Ivry, un tel désengagement de l’Etat ne serait pas acceptable !

DidierEnfin, ce rapport ne tient aucun compte de toute la mobilisation populaire et consensuelle qui s’est instaurée autour du projet du Grand Paris Express, dans toute l’Ile de France et particulièrement dans le Val de Marne, avec l’association Orbival. Il est un déni de démocratie.

Le projet de métro est vital pour nos banlieues, le gouvernement ne peut méconnaitre la réalité quotidienne de 10 millions de Franciliens, il ne peut revenir sur un projet qui génèrera mieux vivre, développement économique et emplois. Il en va de sa crédibilité aux yeux des Franciliens, des Val de marnais et de leurs élus. Je l’engage donc à ne pas entériner le rapport Auzannet.

Daniel Davisse, maire de Choisy le Roi.

Je suis en plein accord avec les déclarations de Daniel Davisse concernant le rapport Auzannet qui met en péril l'avenir du Grand Paris Express et est un véritable déni de démocratie après que les Val-de-Marnais se soient prononcés.

Didier Guillaume, Conseiller Général du Canton de Choisy le Roi.

 

Repost 0
Published by Daniel Davisse, Maire de Choisy-le-Roi - dans Conseil Municipal
commenter cet article
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 20:52

La suite du compte-rendu du Conseil Municipal du 28 novembre, toujours à lire de bas en haut.

"Il est choquant d'augmenter les coûts de l'électricité pour des raisons idéologiques : créer un marché concurrentiel". P Diguet

Réactualisation de différents tarifs ( service jeunesse, voie publicité dans le journal ) au niveau de l'inflation 

Zac Pelloutier : les travaux avancent, on arrive au bout du relogement. 

Accord pour l'aménagement de la rue de la poste. 

Pour l'UMP, le locatif privé "c'est du social"."Demandez à ceux qui payent si c'est du social"  FdG 

L'UMP continue à trouver qu'il y'a trop de logements sociaux à Choisy le Roi. Pas nous. 32% de logement sociaux, on assume. .

"Il faut un franchissement sud de la Seine et une déviation du RD38" 

"Le franchissement nord de la Seine (Alfortville et Vitry) doit avoir lieu en 2020 et non 2030"  

Schéma du SDRIF : le franchissement de la seine entre  et doit être pour 2020 et non 2030 

Aménagement du SDRIF : Le tramway sur la RD5 doit aller jusqu'à Orly 

Augmentation de la taxe d'aménagement (nouvelles constructions) de 5% à 6% pour financer les travaux de voirie et réseaux.

Repost 0
Published by Groupe Front de Gauche et Partenaire au Conseil Municipal - dans Conseil Municipal
commenter cet article
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 18:34

Conseil MunicipalCe mercredi 28 octobre, l'ordre du jour du Conseil Municipal portait principalement sur le débat d'orientation budgétaire, préalable au vote du budget, qui aura lieu au mois de janvier.

Les différents groupes politiques ont affrontés leurs visions, notamment concernant la politique nationale. L'UMP reste dans le déni des conséquences de sa politique désastreuse pendant 10 années de pouvoir. Le PS quant à lui confirme son soutien à la politique d'austérité du gouvernement Hollande, qui a pourtant un impact fort et négatif sur notre budget. Le Front de Gauche reste persuadé qu'on ne sortira pas de la crise, pour l'Etat comme pour la commune sans une véritable politique de relance par la demande.

Retrouvez le détail des interventions dans le live tweet, à lire de bas en haut.

La deuxième partie ici.

Fin du débat d'orientation budgétaire. 

"Notre objectif reste la mixité sociale : 1/3 logement social, 1/3 locatif, 1/3 propriété" Daniel Davisse 

"On va étudier d'un point de vue juridique la possibilité de rompre avec Icade" Daniel Davisse 

"L'effort doit être partagé, mais on ne peut plus vivre à crédit" F. Juhel PS. Le partage, on attends toujours ... 

"Les générations d'aujourd'hui vivent plus mal que nous". JJ Lemarchand FdG 

"Mais on est en droit d'attendre un changement de cap" P. Diguet FdG 

"Nous savions que l'actuel majorité ne résoudrait pas tous les problèmes laissé par l'ancien gouvernement" P. Diguet 

"Redonner aux collectivités une véritable autonomie fiscale" P. Diguet FdG 

"La priorité devrait être les 302 M€, pas les 149" P. Diguet FdG

"Prélèvement sociaux sur les entreprises 149 M€, dividendes aux actionnaires 302 M€." P. Diguet FdG 

"La majorité gouvernementale n'a rétablit que partiellement l'ISF, a reculé devant les pigeons ..." P Diguet FdG 

"Nous jugeons déraisonable de faire de la réduction de la dette l'unique priorité"du gouvernement P. Diguet FdG 

"L'objectif des 3% aura des conséquences sociales graves et risque d'accroitre le déficit" P. Diguet PCF FdG 

"Difficultés qui, qu'on le veuillent ou non sont le résultat de 5 années de gestion calamiteuse" P. Diguet PCF - FdG 

En parlant des contrats d'avenir, l'UMP découvre que les contrats précaires font des ravages chez les jeunes. Et les CDD ? 

L'UMP critique la perte du AAA de la France par le PS. Ah bon, c'était pas sous Sarkozy ? 

"On ne peut pas continuer avec Icade, ça fait 4 ans qu'ils nous plantent" (Quartier du Port) JM Briennon Modem 

Modem : "Il faut un pacte de longue durée entre les collectivités territoriales et l'état". JM Briennon Modem .

Le Modem : "La maîtrise de la dette est une condition sine qua non du redressement du pays." Comme en Grèce ? 

L'UMP cite Lionel Jospin " L'état ne peut pas tout". Nous on cite "Nous, on peut !" 

"Vous allez toujours continuer votre politique social, M. le Maire" .T Panneta, UMP. Ben oui... on est de gauche. 

"Le relèvement de la taxe sur les logements vacants est un acte politique important" Frédéric Tissler, PS. D'accord. 

"Le gel des dotations de l'état est préoccupant" Frédéric Tissler, PS. Pour une fois d'accord. A qui la responsabilité ? .

Le PS vante les possibilités d'emprunts offertes par le gouvernement aux communes. Mieux vaudrait leur donner un budget décent.

Le PS soutient la rigueur des 3% et les "efforts" budgétaires demandés aux communes. En assumeront-ils les conséquences ?.

"Nous poursuivrons le renouvellement urbain" Daniel Davisse,

"Nous achèverons la médiathèque du quartier du port" Daniel Davisse 

"Nous poursuivrons en 2013 la construction des écoles qui est notre priorité absolue." Daniel Davisse 

"Un certain flou sur la réforme des rythmes scolaires et les implications financières sur les centres de loisirs" Daniel Davisse,

La municipalité souhaite augmenter les primes des employés municipaux à hauteur de 100k€, Daniel Davisse, 

"Les salaires des fonctionnaires sont gelés par l'état." Daniel Davisse

La DGF ( dotation globale de fonctionnement de l'état à la ville ) passe de 349€/Habitants en 2008 à 303€/Habitants en 2013.

"Nous prenons l'engagement de ne pas augmenter la part communal des taxes d'habitations et foncières" Daniel Davisse, 

"Les projets d'investissement ne manquent pas, Ecoles, Convisport, Langevin ... dans tous les quartiers" Daniel Davisse 

"Les services fiscaux nous réclament 600k€. pour 2012. Nous attendons des explications et n'en resterons pas là" Daniel Davisse,

"On peut se féliciter du solde positif d'arrivée des entreprises par rapport aux départs". Daniel Davisse, maire 

"3 500 chomeurs sur , un score jamais atteint". Daniel Davisse, maire. 

"La rigueur pourrait amputer la croissance, car elle prive le pays d'investissement d'avenir" Daniel Davisse, Maire 

Repost 0
Published by Groupe Front de Gauche et Partenaire au Conseil Municipal - dans Conseil Municipal
commenter cet article
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 16:00

DanielNovembre.JPGNous entrons dans une période complexe de préparation du budget communal 2013, au moment même où vous êtes des milliers de foyers à recevoir vos feuilles d’imposition.

Je veux rappeler ici que pour la 3e année consécutive, la part communale de ces impôts n’augmente pas.

Les premiers éléments qui nous parviennent concernant les finances locales ne sont pas rassurants, puisque le gouvernement a décidé le gel des dotations de l’État pour les collectivités locales.

Ces mesures risquent de mettre en cause l’autonomie financière d’une collectivité comme la nôtre, ne permettant plus de maintenir un haut niveau de services rendus à toutes les catégories de la population.

Face à cette situation, à l’heure où notre ville compte malheureusement 2 300 personnes sans emploi, il nous paraît fondamental, pour notre part, de continuer d’agir pour garantir ce haut niveau de services publics de proximité et de grande utilité qui est la marque de notre politique municipale.

De même, nous poursuivrons les aménagements de la ville qui visent à améliorer la qualité et le cadre de vie de nos concitoyens.

Aussi, je vous invite à participer nombreux aux Rencontres de l’habitat ce 10 novembre, au Royal. 

De la même façon, je me réjouis de la participation des Choisyens à la concertation publique organisée en vue de l’arrivée du tramway sur notre ville et de la grande implication de nos concitoyens dans les Conseils de quartiers où sont posés les problèmes de la vie quotidienne.

Les dernières Assises du sport en furent le parfait exemple. J’ai pu rappeler à cette occasion que la municipalité a investi un million d’euros pour moderniser nos infrastructures sportives (rénovation de la piscine, du gymnase Cachin…), mais aussi des projets d’avenir de notre ville.

Cette intense activité participative que nous souhaitons voir grandir davantage nous paraît être une des réponses à la situation de crise que traverse le pays. Nous avons besoin de ces moments de rencontres, d’échanges et de dialogues pour mieux nous rassembler et agir.

Repost 0
Published by Daniel Davisse, Maire de Choisy-le-Roi - dans Conseil Municipal
commenter cet article