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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 23:13

 

http://www.groupefdg94.fr/sites/default/files/favier.jpg

Le gouvernement vient ce matin, en Conseil des Ministres, d’adopter trois projets de loi constituant une nouvelle réforme de la décentralisation et de l’action publique.
Je veux de nouveau dire combien, dans leur contenu actuel, ces projets me semblent de fait constituer un recul pour la décentralisation et une véritable menace de dégradation de l’action publique.

La décentralisation, telle que nous l’avons portée et telle que nous la concevons au quotidien, c’est l’exercice de compétences au plus près des citoyens et avec leur participation.
Ce n’est en rien ce que poursuivent ces trois projets.

Pour l’essentiel, ces projets s’ingénient, dans l’improvisation, l’approximation et sans concertation, à redistribuer les compétences entre les collectivités.

La mise en place de conférences territoriales de l’action publique présidées « de droit » dans chaque région par le Président du Conseil régional ne peut être concevable sans devenir un moyen de remise en cause de l’initiative des collectivités locales et du principe de non-tutelle d’une collectivité sur une autre.

Enfin, la création de métropoles risque de conduire à de nouvelles instances technocratiques, éloignées des citoyens et disposant de pouvoirs considérables sans légitimité démocratique.
S’agissant en particulier de la métropole de Paris, je tiens tout d’abord à condamner l’éviction des collectivités territoriales de la République, communes, départements et région de sa gouvernance.

Constituer une telle structure, imposée d’en haut, rayonnant sur plus de 7 millions d’habitants et disposant de compétences exorbitantes dans les domaines stratégiques tels l’aménagement ou le logement composée de Paris et d’EPCI de plus de 300.000 habitants, créés de toutes pièces de manière totalement artificielle, sans ancrage territorial ni existence de projet, c’est le retour au district de la Seine, un recul démocratique de plus de 50 ans, voire un retour aux baronnies du moyen âge…

J’y suis, avec de très nombreux élus et citoyens, farouchement opposé. C’est un très grave coup porté à la démocratie, à la décentralisation, aux collectivités locales de la République, et aux actions et services publics qu’elles dispensent au bénéfice des populations.

Arrêtons de fragiliser ce qui fonctionne bien en imposant des usines à gaz auxquelles nos concitoyens ne comprennent rien et qui, à l’image de l’intercommunalité, génèrent au final des coûts exorbitants !

J’estime donc que ces projets technocratiques, concoctés en comité restreint, risquent de générer une nouvelle dégradation de l’action publique. Au lendemain de la défaite que viennent de subir les tenants d’un éclatement des collectivités locales avec l’échec du référendum en Alsace, ces projets auraient mérité une complète remise à plat.

Je note enfin et avec beaucoup de regret que ces textes n’apportent aucune précision quant à la principale question à laquelle les départements sont aujourd’hui confrontés : la couverture intégrale et pérenne des charges que l’Etat leur a confié au titre de la solidarité nationale.

J’ose espérer qu’il ne s’agit là que d’un oubli et non d’un nouveau renoncement.

Pour ma part, au Conseil général et au Sénat, j’entends défendre la décentralisation, la démocratie locale, les services publics de proximités et les agents qui les exercent quotidiennement.

 

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Published by Christian Favier, Président du Conseil Général - dans Conseil Général
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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 23:10

http://www.groupefdg94.fr/sites/default/files/favier.jpgLes tenants d’un chamboulement des collectivités locales viennent ce week-end, avec le rejet du référendum sur la fusion des départements et de la région Alsace, de se faire infliger un cuisant échec par les citoyens. En effet le souhait, exprimé à l’époque, par Nicolas Sarkozy, d’adapter les collectivités locales aux volontés des puissances financières est rejeté. Ce résultat est porteur d’un triple enseignement :

- L’attachement profond des français à leurs collectivités locales, communes, départements et régions, sort renforcé. Nos concitoyens ne veulent pas d’un « big-bang » territorial. Ils souhaitent au contraire voir leurs collectivités en capacité de mieux répondre aux attentes populaires.

- Dans le même esprit, les citoyens alsaciens ont, contre l’avis de l’UMP et d’une partie du PS, refusé la disparition de leurs départements. A ceux qui voyait en Alsace une forme de laboratoire menant à une décentralisation à la carte, le message des urnes est on ne peut plus clair : l’expérience a piteusement échoué. La portée de cette réponse dépasse de très loin l’Alsace.

- Enfin, le résultat de ce référendum et la faible mobilisation des citoyens doit constituer une très vive alerte pour le gouvernement et ses projets de développement des intercommunalités et des métropoles au détriment des communes, des départements et des régions.
En effet, alors que les projets de loi de réforme des collectivités qui brillent par leur caractère improvisé et leur élaboration erratique, doivent être présentés, ce mercredi, en conseil des Ministres, il apparaît urgent, au regard du référendum d’Alsace, de suspendre l’examen de ces textes et de poursuivre la concertation avec les élus et les populations.

Je souhaite que cela permette de donner un nouvel élan à la décentralisation. Ce nouvel élan attendu par nos concitoyens suppose le développement de la démocratie, l’attribution de moyens financiers nouveaux pour les collectivités qui assurent partout en France la présence des services publics, la quasi-totalité des investissements d’avenir et l’expression de toutes les solidarités. Renforcer les collectivités locales, c’est renforcer la République. C’est à cela et à rien d’autre que le gouvernement doit s’atteler.

Quoi qu’il en soit, toute modification du périmètre des collectivités devra faire l’objet d’une saisine directe du peuple et dans les conditions actuelles, je vois mal nos concitoyens ratifier par référendum une remise en cause de leurs collectivités locales.

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Published by Christian Favier, Président du Conseil Général - dans Conseil Général
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 17:07

LaurenceCohenMonsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, je veux profiter de l'occasion qui m'est ici donnée pour aborder, à mon tour, la question du devenir des salariés de Sanofi sur le site de Toulouse comme sur les sites de mon département, le Val-de-Marne.

 

Bien que cette question puisse, de prime abord, sembler plus concerner votre collègue chargé du travail, le ministère de la santé est également particulièrement touché puisque, outre les emplois industriels, des emplois de la branche Recherche et développement seront supprimés, ainsi que vient de le souligner mon collègue Jean-Jacques Mirassou.

 

Avec un chiffre d'affaires de 34,947 milliards d'euros en 2012, dans un contexte que tout le monde présente comme particulièrement difficile pour la majorité de la population, le groupe Sanofi peut distribuer à ses actionnaires des dividendes en progression de 45 % par rapport à 2011. Dans le même temps, la direction se permet d'envisager la suppression de 170 emplois au moins dans la branche R&D.

 

Le 13 mars dernier, la cour d'appel de Paris a ordonné à la direction de Sanofi de reprendre à zéro la procédure d'information des représentants du personnel de la branche Recherche et développement. Cette destruction massive d'emplois dans cette branche augure mal de l'avenir d'un groupe industriel comme Sanofi, confronté à la perte du brevet de nombreux blockbusters, ces médicaments qui rapportent chaque année au moins 1 milliard de dollars, soit 700 millions d'euros, à l'image de son anticoagulant vedette, le Plavix, dont le chiffre d'affaires avait atteint plus de 3 milliards d'euros en 2011 sur le sol américain.

 

« Dans les deux à trois semaines qui ont suivi la chute du brevet, Sanofi a perdu près de 90 % des ventes du médicament », a constaté Christian Lajoux, président de Sanofi-Aventis-France.

 

Madame la ministre, ma question est la suivante : quelles mesures entendez-vous prendre pour soutenir l'innovation pharmaceutique et garantir la création d'emplois ? 

 

 

M. le président. La parole est à Mme la ministre.

Mme Marisol Touraine, ministre. Madame la sénatrice, comme je l'ai indiqué à votre collègue Jean-Jacques Mirassou, le Gouvernement est très attaché à ce que l'industrie pharmaceutique se développe, et ce dans le respect des situations sociales et des implantations locales.

Concernant le site de Toulouse, une mission a été confiée à Jean-Pierre Saintouil, qui doit remettre ses conclusions dans quelques semaines et formuler des propositions pour maintenir l'unité de recherche existante.

Au-delà, il est absolument nécessaire, dans une relation de confiance avec l'industrie pharmaceutique mais aussi de coopération avec les organisations syndicales, de mettre en œuvre des mesures permettant à l'industrie pharmaceutique française de continuer à exister au premier rang mondial.

De ce point de vue, plusieurs mesures ont d'ores et déjà été prises par le Gouvernement ; elles ont été rappelées à l'occasion de la réunion du Comité stratégique de filière des industries et technologies de santé, qui s'est tenu le 25 mars dernier à Lyon, en présence d'Arnaud Montebourg, de Geneviève Fioraso et de moi-même.

Nous avons annoncé il y a déjà plusieurs mois le maintien du crédit d'impôt recherche, qui vient soutenir l'activité de recherche de l'industrie pharmaceutique en particulier. Par ailleurs, le pacte de compétitivité, qui fait l'objet de discussions, et votre groupe en prend toute sa part, madame la sénatrice, permet d'encourager le développement de l'industrie pharmaceutique. Du reste, l'accord national interprofessionnel sur l'emploi permettra de sauvegarder des emplois et d'aller de l'avant.

De la même manière, nous nous sommes engagés dans un programme d'investissements d'avenir. Le maintien des pôles de compétitivité et le chantier de simplification administrative et normative engagé par le Gouvernement permettront aussi de répondre aux attentes des entreprises.

Madame la sénatrice, l'effort de redressement de notre économie passe par un engagement fort au soutien de cette filière d'activité économique, dans le respect bien évidemment du travail et de l'apport des organisations syndicales sans lesquelles il ne pourrait y avoir de développement de la recherche ni de l'activité économique.

 

M. le président. La parole est à Mme Isabelle Pasquet, pour la réplique.

Mme Isabelle Pasquet. L'industrie pharmaceutique – et Sanofi n'est qu'un exemple – n'est pas épargnée par la recherche effrénée de toujours plus de compétitivité. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, si ce n'est que cette course se fait bien souvent au détriment de la protection des salariés, en privilégiant les intérêts purement financiers. Cinq cent mille emplois industriels ont été détruits depuis 2008 et il est urgent d'agir pour mettre fin aux pratiques abusives de licenciements « boursiers ». Vous n'êtes pas sans savoir que nous avons déposé une proposition de loi en ce sens.

Le Gouvernement a présenté son projet de loi dit de « sécurisation de l'emploi », me dites-vous. Pour le groupe CRC, vous le savez, non seulement ce projet de loi ne répond pas à l'urgence de la situation, mais il risque en outre d'aggraver la précarisation de l'emploi.

En ce qui concerne plus directement la question qui nous occupe, il n'est pas acceptable que les laboratoires décident aujourd'hui de ce que doit être la politique du médicament, de la recherche et du développement. L'industrie doit être au service de la santé publique et le médicament doit être un bien commun à l'humanité. Il doit être sous contrôle public pour sa maîtrise sociale, c'est pourquoi nous proposons la création d'un pôle public du médicament.

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Published by Laurence Cohen, Sénatrice PCF du Val de Marnce - dans Conseil Général
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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 21:50

http://groupefdg94.fr/sites/default/files/droitdevote2014.jpgLe gouvernement fait machine arrière sur l’engagement n°50 du candidat Hollande d’accorder le droit de vote aux résidents étrangers. Plus de 120 associations, partis politiques et syndicats se mobilisent pour que le gouvernement respecte cette promesse faite par la gauche depuis 1981, et dont de nombreux résidents étrangers attendent toujours la réalisation.

Obtenir ce droit marquerait pour des millions de personnes la fin d’une discrimination et un gage de respect pour des millions d’immigrés qui vivent en France depuis des années. Ils participent à la vie économique, sociale, culturelle et associative, ils paient l’impôt, y élèvent des enfants…Ils sont déjà citoyens, mais n’en n’ont pas tous les droits. En cette période où la droite se durcit, où les Roms restent stigmatisés, où l’islamophobie et le racisme sont de plus en plus décomplexés, il est important de donner un signe fort aux résidents étrangers et réaffirmer les deux piliers de la République que sont l’égalité et la fraternité.

La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il n’existe aucune raison pour que toutes celles et tous ceux qui résident sur ces territoires n’y participent pas de façon égale. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, de l’expression de la souveraineté populaire, de la démocratie, de la cohésion sociale et pour l’égalité des droits.

17 pays de l’Union européenne accordent ces droits politiques pour les élections municipales à des étrangers non-européens. La France est en retard, il est urgent de rétablir cet impératif d’égalité !
Le 10 décembre 2012, la majorité départementale (FDG-PS-EELV) adoptait un vœu demandant au gouvernement d’engager le processus de révision constitutionnelle dès 2013, permettant de donner le droit de vote et d’éligibilité aux résidents étrangers non communautaires aux élections locales de 2014. Face au recul gouvernemental, nous, Conseillers généraux Front de Gauche du Val-de-Marne réaffirmons notre engagement !

Nous vous invitons à signer l’appel « Pour une République fraternelle et solidaire » ainsi qu’à participer au débat départemental organisé par le collectif « Droit de vote 2014 », jeudi 28 mars, à 18h30, à la maison départementale des syndicats, à Créteil, en présence de Christian Favier, Sénateur, Président du Conseil général, de Didier Guillaume, Vice-président chargé de la démocratie participative ainsi que de nombreux élus et citoyens du Val-de-Marne.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 21:52

http://www.groupefdg94.fr/sites/default/files/choisy.jpgLa prolongation de deux semaines de la trêve hivernale concernant les expulsions locatives en raison des rudes conditions climatique a été la bienvenue. Mais, ce sursis ne saurait suffire à toutes celles et ceux, familles et enfants, qui seront chassés de leur logement sitôt la date du 31 mars survenue. Contrairement, aux paroles de la chanson, la misère n’est pas moins pénible au soleil ! L’accès à un logement est un droit, personne ne doit se retrouver à la rue sans solution de relogement !

Est-il acceptable de mettre à la rue des familles - occupants légitimes d’un logement - qui, frappées par un accident de la vie ou confrontées à la précarité se trouvent dans l’incapacité de payer leur loyer ? C’est à nouveau l’angoisse pour ces milliers de familles, et parfois ces personnes isolées, c’est la peur d’être jetées à la rue et d’y rester.

Plusieurs maires communistes de notre département ont dans leur commune pris un arrêté municipal anti-expulsion locative. Malheureusement, et comme les années précédentes, ces arrêtés sont systématiquement attaqués par le préfet qui demande au tribunal une requête en annulation.

En 10 années, le nombre d’expulsions locatives a doublé, comme le nombre de sans-logis, à mesure que le prix des loyers et de l’immobilier ont flambé, que la précarité salariale et la pauvreté se sont étendues, que les prix de l’énergie, des transports, des soins, ou des produits alimentaires se sont emballés… C’est le résultat des politiques libérales, qui ont permis aux spéculateurs, aux bailleurs privés et aux milieux de l’immobilier de s’enrichir sur le dos des salariés et des couches populaires. Les profits locatifs ont grimpé de 70% en 10 ans.

Alors qu’il faudrait résolument baisser les loyers, cesser les expulsions, abroger les lois qui précarisent les locataires et le logement social, réquisitionner et mobiliser massivement les logements et les bureaux vacants, les résultats se font attendre, dans un contexte de rigueur budgétaire, de renoncements, de baisse de la construction de logements sociaux.

Avec les locataires et leurs associations, nous élu-e-s Front de Gauche du Conseil général du Val-de-Marne, demandons :

- Un moratoire sur les expulsions et la prolongation de la trêve hivernale ;
- La création d’un fonds des impayés, géré paritairement et alimenté par les bailleurs et les dépôts de garantie, notamment par l’apport des intérêts qu’ils produisent ;
- Le respect du DALO et du droit à un hébergement, avec un programme massif de mobilisation et de réquisition de logements et bureaux vacants ;
- La création d’un service public du logement pour produire 200 000 vrais logements sociaux par an, agir contre la spéculation, lutter contre les taudis et les abus, faire respecter le droit au logement décent et accessible ;
- L’abrogation de la loi Boutin et des mesures de marchandisation des HLM ;
- Pour financer les HLM nécessaires : doublement du plafond du Livret A et centralisation à 100% par l’Etat, suppression de la TVA et rétablissement du 1%.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 21:51

http://www.groupefdg94.fr/sites/default/files/seance.jpgLundi 25 mars, le Conseil général a adopté son budget 2013. Un budget de construction et de rassemblement à gauche sur un ensemble de problématiques et de réponses aux besoins de la population à caractère essentiellement local et départemental.

Fidèle aux valeurs de justice sociale, d’égalité et de démocratie qui fondent l’action départementale depuis des années, ce budget reste profondément animé par l’idée que le service public et ses agents sont des moteurs essentiels de la croissance et du progrès social.

Un budget qui rassemble la gauche de notre assemblée, mais plus largement toutes celles et ceux qui, dans le Val de marne, partagent nos valeurs, nos orientations et notre action.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 21:47

http://www.groupefdg94.fr/sites/default/files/feministes.jpg

Au-delà de ses compétences obligatoires, le Conseil général du Val-de-Marne agit pour l’égalité Femme/Homme et pour les droits des femmes.

Dans le Val-de-Marne, les questions d’égalité sont prises à bras-le-corps par les élu-es qui composent la majorité départementale depuis plus de trente ans.

Il y a 12 ans , le 8 mars 2000, le Conseil général créait l’Observatoire de l’égalité. En 12 ans des travaux de recherche ont été réalisés, des initiatives ont été prises et la bataille pour l’émancipation des femmes s’est affinée.

En janvier 2008, le Conseil général signe la charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.

Depuis mars 2011 et l’élection de Nathalie Dinner, l’Observatoire de l’Egalité travaille au projet de créer un Observatoire contre les violences faites aux femmes. Sur le modèle de celui qui existe en Seine-Saint- Denis, l’objectif de cet Observatoire serait d’informer en priorité les publics jeunes sur les violences à l’encontre des femmes. Il serait un outil de veille pour les professionnels et les associations et surtout un lieu ressource pour les femmes victimes de violence.

Cet acte marque l’implication de notre Département dans la poursuite de démarches cohérentes, exigeantes et efficaces dans la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes et pour leur émancipation.

L’observatoire de l’égalité Femmes/ Hommes évolue pour mieux jouer un rôle de mise en réseau des partenaires et donc construire des dispositifs en partenariat avec les villes et les associations.

En plein débat sur le rôle des Départements, et notamment sur la question centrale des missions obligatoires ou non qui leur sont confiées, l’exemple de positionnements forts sur l’égalité, la lutte contre les violences, les représentations sexuées sont autant de preuve d’utilité publique rendue par une collectivité territoriale.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:59

http://groupefdg94.fr/sites/default/files/indignezvous.jpg

C’est avec une grande émotion que nous avons appris aujourd’hui la disparition de Stéphane Hessel, homme de convictions, résistant, fervent défenseur des Droits de l’Homme. Les Conseillers généraux Front de Gauche du Val-de-Marne adressent à son épouse ainsi qu’à sa famille leurs sincères condoléances et saluent la mémoire de ce grand homme qui n'a cessé d'agir tout au long de sa vie pour un monde meilleur, une société plus humaine.

Né le 20 octobre 1917 à Berlin, "l'année de la révolution soviétique", aimait-il à rappeler. Stéphane Hessel est mobilisé en 1939, fait prisonnier, il s'évade et rejoint Charles de Gaulle à Londres. Envoyé en France en 1944, il est arrêté et déporté à Buchenwald.
Les horreurs de la guerre et l’espérance d’un monde meilleur qui ont façonné les convictions de nombreux résistants dans cette période sombre du XXe siècle ont formé le terreau fertile des engagements politiques de Stéphane Hessel qui fût l’un des rédacteurs de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948.

Ses combats furent nombreux, du soutien des sans-papiers à celui au peuple palestinien, en passant par l’écologie, la lutte contre les dictatures en Amérique latine, la lutte contre le racisme, et toutes les discriminations…
Son livre « Indignez-vous », véritable référence sociale à travers le monde a accompagné les mouvements de contestation des Indignés durant cette dernière décennie.

Dans « Engagez-vous », Stéphane Hessel écrivait : « Refuser le diktat du profit et de l'argent, s'indigner contre la coexistence d'une extrême pauvreté et d'une richesse arrogante, refuser les féodalités économiques, réaffirmer le besoin d'une pression vraiment indépendante, assurer la sécurité sociale sous toutes ses formes... nombre de ces valeurs et acquis que nous défendions hier sont aujourd'hui en difficulté ou même en danger. (...) Résister, c'est considérer qu'il y a des choses scandaleuses autour de nous et qui doivent être combattues avec vigueur. C'est refuser de se laisser aller à une situation qu'on pourrait accepter comme malheureusement définitive. »

Stéphane Hessel souhaitait "à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux." Nous veillerons à appliquer cette maxime et à continuer à lutter contre toutes les injustices, à nous indigner sans relâche, à résister à toutes les oppressions, toutes les discriminations afin de perpétuer les combats de ce grand humaniste.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:57

http://groupefdg94.fr/sites/default/files/syndicalistes.jpg

Mercredi 27 février, la proposition de loi sur « l’amnistie des syndicalistes et des militants associatifs condamnés » en justice sera présentée au Sénat. Nous, élus Front de Gauche du Conseil général du Val-de-Marne en appelons à la mobilisation de l’ensemble des parlementaires de gauche pour que ce texte soit adopté.

Ces dernières années, les difficultés rencontrées par les Français se sont fortement accrues : chômage, précarité, accès au logement, à la santé, inquiétudes sur l’environnement... Beaucoup de nos concitoyens se sont légitimement engagés dans des mouvements sociaux afin de faire respecter leurs droits fondamentaux, protéger leurs conditions de travail, préserver l’emploi, les services publics… Alors qu’ils défendaient l’intérêt général, nombre d’entre eux ont fait l’objet de sanctions pénales, disciplinaires et de licenciements. L’action collective est pourtant un droit inhérent à toute démocratie.

Trop de sanctions injustes ont été infligées qui ne visaient qu’à éteindre toute velléité de contestation. C’est parfois le simple affichage ou la distribution de tracts qui donnent lieu à des menaces ou assignations judiciaires !

Cette criminalisation du mouvement social entamée sous l’ère Sarkozy est incompatible avec une politique de gauche. Nous réprouvons totalement les violences contre les syndicalistes d’Arcelor Mittal, le 6 février dernier à Strasbourg, au cours desquelles l’un d’entre eux a perdu un œil suite à un tir de flash-ball.

Les citoyens qui défendent leur école, leur outil de travail, leur hôpital ou leur retraite ne sont ni des criminels ni des délinquants. Les élus du Front de Gauche et de toute la gauche attachée aux valeurs de justice et de solidarité se doivent de les défendre. Cette proposition de loi présentée au Sénat vise à leur rendre justice. Aussi s’attache-t-elle à amnistier les faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales ou revendicatives ainsi qu’à l’amnistie des sanctions disciplinaires.

Le 27 février, aucune voix à gauche ne doit manquer pour que cette loi soit adoptée au Sénat, puis à l'Assemblée nationale. Ainsi, des milliers de salariés et de citoyens pourront enfin se sentir entendus par ce gouvernement !

Nous appelons les citoyens à participer au rassemblement de soutien à cette loin d’amnistie, mercredi 27 février à 13h00, devant le Sénat.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:53

Le groupe Front de Gauche du Conseil général se réjouit de l’annonce du ministre de la fonction publique, Madame Marylise Lebranchu, concernant la suppression de la journée de carence pour tous les fonctionnaires.

Ce jour de carence imposé était une mesure injuste qui aggravait une situation salariale des agents de la fonction publique déjà bien sinistrée.

Dans notre collectivité, le Président Christian Favier avait décidé de suspendre la journée de carence pour tous les agents. Cela a été un acte politique clair et fort. Accompagné d’une délégation d’élus et de représentants du personnel, il avait d’ailleurs été reçu le 15 novembre dernier par une conseillère du Premier Ministre au sujet de cette question.

Bien que cette revendication ait été entendue, ce dont nous nous félicitons une fois encore, il demeure essentiel de poursuivre la mobilisation la plus unitaire possible pour gagner sur l’augmentation de la valeur du point d’indice, la revalorisation de la grille des salaires, l’évolution des carrières, le développement de l’emploi public et des services publics dans notre pays et en Europe. Le choix du développement du service public, c’est le choix de l’anti-austérité, un choix qui s’oppose résolument aux diktats de la finance et des banques européennes.

Des voix discordantes se sont malheureusement élevées dans notre département en la personne de Catherine Procaccia, sénatrice et conseillère générale UMP, pour regretter l’abrogation de cette mesure injuste, reprochant même au Conseil général de « n’avoir toujours pas appliqué cette disposition ».

N’en déplaise à cette droite qui voudrait voir fondre les effectifs d’agents départementaux, pour mieux démanteler les services publics de proximité, les élu-e-s du groupe Front de Gauche demeurent à leurs côtés et partagent leurs revendications.

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